Quand la nature nous ramène à nous-mêmes
La nature a parfois cette capacité toute simple de nous faire ralentir.
Dans le silence, loin du bruit et de l’agitation du quotidien, quelque chose en nous peut se poser. Nous observons, nous respirons, nous ressentons… et peu à peu, nous revenons à nous-mêmes.
Un arbre, une rivière, un animal, un changement de lumière peuvent alors faire naître une pensée, une émotion, une question.
C’est peut-être aussi cela que j’aime dans la nature : elle ne nous donne pas de réponse, mais elle nous invite à regarder autrement.
Aujourd’hui, ce sont ces hirondelles, alignées sur un fil électrique, qui ont retenu mon regard.
Elles semblent attendre. Se rassembler. Prendre leur élan.
Je les imagine déjà sur le départ, bientôt en route vers les pays chauds.
Et cette image me fait penser à nous. À ces moments où, nous aussi, quelque chose en nous sait qu’il est temps de bouger, même lorsque nous ne savons pas encore vers quoi.
Quand ce qui nous entoure ne nous convient plus
Nous pouvons, nous aussi, nous retrouver dans un environnement qui, à un moment de notre vie, ne nous convient plus.
Une situation, une relation, un travail, un lieu de vie, des habitudes…
Parfois, nous le ressentons sans parvenir immédiatement à mettre des mots dessus.
Quelque chose devient inconfortable.
Nous sommes fatigués. Nous nous sentons à l’étroit. Nous avons peut-être l’impression de ne plus être tout à fait à notre place.
Et pourtant, quitter ce qui nous est familier n’est pas si simple.
Même lorsque nous savons qu’un changement pourrait nous faire du bien, le connu peut nous rassurer.
Alors nous restons.
Nous nous adaptons.
Nous repoussons parfois ce que nous ressentons.
Jusqu’au jour où quelque chose en nous nous invite à bouger.
Sortir de sa zone de confort
On parle ici de « sortir de sa zone connue ».
Car ce qui nous est familier n’est pas toujours confortable.
Nous pouvons être habitués à une situation qui nous fait souffrir simplement parce que nous la connaissons.
Sortir de cette zone de confort demande alors de s’écouter, de reconnaître ce qui se passe en soi et d’oser regarder ce dont nous avons réellement besoin.
Cela ne signifie pas forcément tout quitter.
Parfois, le mouvement est intérieur.
Parfois, il consiste à poser une limite.
À dire non.
À demander de l’aide.
À changer quelque chose dans notre quotidien.
Et parfois, oui, il devient nécessaire de changer d’environnement.
Écouter ce qui se passe en soi
Ce qui me touche dans cette image des hirondelles, c’est qu’elles ne semblent pas lutter contre ce qui arrive.
Elles sentent le changement.
Elles se rassemblent.
Et elles se mettent en mouvement.
Peut-être pouvons-nous, nous aussi, apprendre à être davantage à l’écoute de ce qui se passe en nous.
De nos sensations.
De nos émotions.
De nos besoins.
De ce qui nous fait du bien… et de ce qui ne nous convient plus.
C’est aussi cela que j’aime dans la Gestalt-thérapie : porter attention à ce qui se vit ici et maintenant, dans notre relation à nous-même, aux autres et à notre environnement.
Pas pour trouver une réponse toute faite.
Mais pour pouvoir ressentir, comprendre, expérimenter et, peut-être, faire un choix différent.
Partir ne veut pas toujours dire fuir
Il y a une différence entre fuir quelque chose et choisir de se déplacer vers ce qui nous convient davantage.
Les hirondelles ne fuient pas l’hiver.
Elles vont là où les conditions seront plus favorables pour elles.
Cette nuance me paraît importante.
Changer d’environnement peut parfois être une manière de prendre soin de soi.
Non pas parce que l’herbe serait forcément plus verte ailleurs.
Mais parce que nous pouvons reconnaître que, dans certaines situations, nous ne pouvons plus nous épanouir.
Et alors, il devient possible de chercher un endroit, une relation ou une manière d’être au monde qui nous permette de retrouver davantage de souffle.
Et si nous n'avions pas à faire le voyage seuls ?
Une autre chose me touche dans cette photographie.
Ces hirondelles sont nombreuses.
Elles se rassemblent avant de partir.
Le voyage sera long. Elles ne le feront pas seules.
Cela aussi résonne en moi.
Dans les périodes de changement, nous avons parfois besoin d’être entourés.
D’une présence.
D’une écoute.
D’un espace où déposer ce que nous vivons sans avoir immédiatement à savoir quoi faire.
C’est parfois dans cette rencontre que quelque chose peut commencer à bouger.
Alors aujourd’hui, en regardant ces hirondelles, je me demande :
Qu’est-ce que je ressens lorsque mon environnement ne me convient plus ?
Qu’est-ce que quelque chose en moi cherche à me dire ?
Et vers quel « ailleurs » ai-je envie de me mettre en mouvement ?
Peut-être que le changement commence simplement là.
Par une sensation.
Un ressenti.
Une petite voix intérieure que nous décidons enfin d’écouter.
La Gestalt-thérapie : un chemin pour sortir de sa zone de confort
Parfois, nous avons besoin d’un espace pour nous arrêter, écouter ce qui se vit en nous et retrouver nos propres ressources.
C’est dans cet espace que je vous accompagne, avec bienveillance, à votre rythme et au plus près de ce qui est vivant pour vous.
La Gestalt-thérapie peut ouvrir un chemin pour mieux comprendre ce qui se joue, expérimenter d’autres façons d’être et, peu à peu, oser sortir de sa zone connue pour aller vers ce qui nous correspond davantage.
🌿 Et si sortir de sa zone de confort n’était pas seulement quitter quelque chose… mais aussi se rapprocher un peu plus de soi ?
et j’ai pu expérimenter cette rencontre :
Oser emprunter un autre chemin, c’est aussi se donner la chance de découvrir l’inattendu.
pour en savoir plus sur ce chemin : Contact